Fiche Décodage

Le taureau

שׁוֹרH7794H6565H6499H8450506(2)🔵

Translittération : shor

Le taureau (shor) : la force de labour, l'animal qui travaille la terre ; aussi l'animal du sacrifice.

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Le taureau (shor) : la force de labour, l'animal qui travaille la terre ; aussi l'animal du sacrifice.

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Étude

Sommaire
L’animal : le bœuf ou le taureau

À l’origine de la première lettre de l’alphabet hébreu se trouve l’image très concrète d’un bœuf ou d’un taureau. Dans les anciennes écritures sémitiques, la lettre Aleph trouve en effet son origine dans un pictogramme représentant de manière stylisée la tête de l’animal vue de face, avec ses deux cornes.

Cette origine est particulièrement intéressante : avant de devenir un signe abstrait servant à noter un son, la lettre était donc liée à une réalité visible du monde quotidien.

Le mot et l’image

Dans les anciennes langues sémitiques, le mot désignant le bœuf ou le taureau était apparenté à ʾalp / ʾalpu. Le signe qui lui était associé représentait schématiquement la tête de l’animal et ses cornes.

Il est toutefois préférable de ne pas parler ici d’« hiéroglyphe hébreu » au sens strict. Il s’agit plutôt d’un signe pictographique proto-sinaïtique puis proto-cananéen, dont dérivera plus tard la lettre phénicienne 𐤀, ancêtre de l’א Aleph hébraïque.

On passe ainsi progressivement d’une image représentant un objet à un signe représentant un son.

De l’animal à l’alphabet : le principe d’acrophonie

Cette transformation repose sur le principe appelé acrophonie : le dessin ne sert plus à représenter l’objet lui-même, mais le premier son du mot qui désigne cet objet.

Ainsi, le signe représentant la tête du bœuf est associé au mot *ʾalp* et finit par représenter uniquement son premier son consonantique : ʾ, le coup de glotte.

C’est une précision importante : à l’origine, Aleph ne représentait pas la voyelle « a ». Dans les alphabets sémitiques, Aleph était une consonne.

Le signe se simplifia progressivement jusqu’à devenir, dans l’alphabet phénicien, 𐤀.

De l’Aleph à l’Alpha grec

Lorsque les Grecs adoptèrent l’alphabet phénicien, ils reprirent également le nom de la lettre :

Aleph → Alpha

Mais la langue grecque n’utilisait pas cette consonne gutturale de la même manière que les langues sémitiques. Les Grecs transformèrent donc le signe en une véritable voyelle, destinée à représenter le son A.

Ils modifièrent également progressivement son orientation. L’ancienne tête de bovidé stylisée fut tournée et redressée jusqu’à prendre une forme proche de notre A.

De l’Alpha au A latin

Les Étrusques, puis les Romains, héritèrent à leur tour de cette lettre grecque. Après plusieurs transformations graphiques, elle devint notre A majuscule.

On peut ainsi suivre une extraordinaire continuité sur plusieurs millénaires :

tête de bœuf → signe proto-sinaïtique → Aleph phénicien → Alpha grec → A latin

Notre lettre A conserve donc, très transformée et retournée, le souvenir graphique de cette ancienne tête de bovidé avec ses deux cornes.

Le sens de l’écriture

Les premières écritures alphabétiques sémitiques étaient généralement écrites de droite à gauche, comme l’hébreu aujourd’hui.

Les premières inscriptions grecques présentent davantage de variations : certaines sont écrites de droite à gauche, d’autres de gauche à droite, et d’autres encore en boustrophédon, c’est-à-dire alternativement dans un sens puis dans l’autre, comme le mouvement d’un bœuf labourant un champ.

Le grec finit par se fixer de gauche à droite.

Le latin, issu indirectement de cette tradition alphabétique par l’intermédiaire grec et étrusque, s’est lui aussi fixé de gauche à droite. Il serait donc trop général d’affirmer que « le latin se lisait au début de droite à gauche », même si certaines inscriptions latines archaïques présentent effectivement des directions d’écriture variables.

### Une histoire conservée dans une seule lettre

Ainsi, lorsque nous écrivons aujourd’hui la lettre A, nous utilisons l’aboutissement d’une évolution graphique commencée il y a plusieurs millénaires avec l’image très simple d’une tête de bœuf ou de taureau.

Animal → image → mot → son → lettre

C’est précisément l’un des principes fondamentaux qui permettent de comprendre la naissance et l’évolution des alphabets sémitiques.

Le combat spirituel

Le taureau représente le Fils de Dieu, le premier en toutes choses. Yeshoua (Jésus) occupe la première place en toutes choses selon la Bible, car il est le créateur, le fondement et la tête de l'Église. (COL.1.17-18),

L'apôtre Paul écrit dans cette épître que Yeshoua « est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui » afin d'être en tout le premier.

La résurrection

Il est désigné comme le « premier-né d'entre les morts », inaugurant la vie nouvelle pour les croyants.

La primauté

Rien n'existe en dehors de sa souveraineté, qu'il s'agisse de l'univers visible ou invisible.

Lexique hébreu

MotTranslittérationStrongDéfinition
שׁוֹרH7794showrH7794- boeuf, taureau, une tête de bétail - pour labourer, pour la nourriture, pour le sacrifice
פָּרַרH6565pararH6565- rompre, faire échouer - (Hifil) - casser, violer - faire échouer, rendre non effectif - (Hofal) - être brisé - rompre - (Pilpel) mettre en morceaux, briser - fendre, diviser - (Qal) se fendiller - (Poel) briser en morceaux
פַּרH6499parH6499- jeune taureau, jeune boeuf, bouvillon, boeuf
תּוֹרH8450towrH8450- taureau, jeune taureau, boeuf (pour le sacrifice)
כְּרוּבH3742keruwbH3742- chérubin, chérubins (pl) - un être angélique - gardiens d'Eden - présents au trône de Dieu - image au-dessus de l'Arche de l'Alliance - le char de l'Éternel (fig.)

Même valeur numérique (506)· réduite 2

Hébreu שׁוֹר = 506 — ש:300 · ו:6 · ר:200

Les relations linguistiquessignalent un fait lexical documenté. Les autres sont des rapprochements ou des pistes d'étude. Les relations héritées non qualifiées restent « Relation à préciser ».

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Strong

Références lexicales documentées (numéro, mot, translittération, définition, famille).

שׁוֹרH7794 (showr)

- boeuf, taureau, une tête de bétail - pour labourer, pour la nourriture, pour le sacrifice

dérivés indirects
dérivés directs

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פָּרַרH6565 (parar)

- rompre, faire échouer - (Hifil) - casser, violer - faire échouer, rendre non effectif - (Hofal) - être brisé - rompre - (Pilpel) mettre en morceaux, briser - fendre, diviser - (Qal) se fendiller - (Poel) briser en morceaux

Pour garder l'arbre lisible, seuls les mots principaux sont affichés. 2 noms propres ou formes composées de la même famille ont été masqués.

פַּרH6499 (par)

- jeune taureau, jeune boeuf, bouvillon, boeuf

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תּוֹרH8450 (towr)

- taureau, jeune taureau, boeuf (pour le sacrifice)

dérivés indirects
dérivés directs

Pour garder l'arbre lisible, seuls les mots principaux sont affichés. 1 noms propres ou formes composées de la même famille ont été masqués.

כְּרוּבH3742 (keruwb)

- chérubin, chérubins (pl) - un être angélique - gardiens d'Eden - présents au trône de Dieu - image au-dessus de l'Arche de l'Alliance - le char de l'Éternel (fig.)

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