Version publique · Rabbinat 1899

Bible du RabbinatZadoc Kahn

Traduction française du Tanakh dirigée par le grand rabbin Zadoc Kahn (1899). Source : gratis.bible.

Tanakh

corpus

1899

édition

FR

traduction française

Lecture comparative

Une traduction française juive du Tanakh

Naviguer

Choisir un livre et un chapitre.

Comparer

Mettre en regard avec Louis Segond ou l'hébreu.

Étudier

Revenir aux outils Strong quand un mot demande précision.

Job 2

1Or, le jour arriva où les fils de Dieu vinrent se présenter devant l'Eternel. Le Satan lui aussi vint au milieu d'eux pour se présenter à l'Eternel.
2L'Eternel dit au Satan: "D'où viens-tu?" Le Satan répondit: "J'ai visité la terre et l'ai parcourue en tous sens."
3L'Eternel demanda au Satan: " As-tu porté ton attention sur mon serviteur Job? Certes, il n'a point son pareil sur la terre, tellement il est un homme intègre et droit, craignant Dieu et évitant le mal. II persiste encore dans sa piété, bien que tu m'aies incité à le ruiner sans motif."
4Le Satan répliqua à l'Eternel en disant: "Peau pour peau! Tout ce que possède l'homme, il le donne pour sauver sa vie.
5Or çà, étends donc ta main et atteins-le dans ses os et dans sa chair: tu verras s'il ne te reniera pas en face."
6L'Eternel répondit au Satan: "Eh bien! Il est en ton pouvoir; seulement respecte sa vie."
7Le Satan se retira d'auprès de l'Eternel, et il frappa Job d'une lèpre maligne depuis la plante des pieds jusqu'au sommet de la tête.
8Job prit un tesson pour se gratter, tandis qu'il était assis dans la cendre.
9Sa femme lui dit: "Persévères-tu encore dans ta piété? Renie Dieu et meurs "
10Il lui répondit: "Tu parles comme ferait une femme aux sentiments bas. Quoi! Le bien nous l'acceptons de la main de Dieu, et le mal, nous ne l'accepterions pas!" En dépit de tout, Job ne pécha pas avec ses lèvres.
11Les trois amis de Job, ayant appris tous ces revers qui avaient fondu sur lui, vinrent chacun du lieu de sa résidence, Eliphaz de Têmân, Bildad de Chouha et Çophar de Naama; ils se concertèrent ensemble pour aller lui apporter leurs condoléances et leurs consolations.
12De loin, ils levèrent les yeux et eurent peine à le reconnaître. Aussitôt ils élevèrent la voix et se mirent à pleurer; ils déchirèrent tous trois leur tunique et lancèrent en l'air de la poussière qui retomba sur leur tête.
13Durant sept jours et sept nuits, ils restèrent avec lui, assis à terre personne n'osait lui adresser la parole, car ils voyaient combien la douleur était accablante: